Fred, alias Mr Big : son bilan émouvant invite aux commentaires.

Publié le par Vincent Espagne

Voir : http://mrbig-life.com - mise en ligne du 24 décembre - 16h24

Mr Big : de la rupture et de la pudeur. Le couple a l’air de se stabiliser, un projet de PACS, Boxer, l’emménagement à Charleville – à deux ? –  une année riche en évènements certes, mais quelle est l’explication de la rupture du couple ? Mr Big prévient « Il s'est vraiment passé plein de choses pour moi, des choses auxquels je m'attendais plus ou moins ». De quoi s’agit-il : d’une incertitude naissante, liée à la routine, à la banalisation de la sécurité et du bonheur (The cliché number one !) ? Mais Mr Big en sort, dit-il, plus fort. C’est de la maturation en accéléré ! Le lecteur aurait apprécié d’en savoir un peu plus sur Michaël, celui des quatre années de bonheur, celui avec qui l’utopie pouvait, semble-t-il, devenir réalité. Mais le bon temps revient toujours, fruit justement de la sagesse acquise.  Et Mr Big garde son lot de pudeur profonde. Saura-t-on plus loin ce qu’il ne veut plus et ce qu’il ne fera plus ? Il ne veut point souffrir et désespérer, mais est disposé à payer un prix ! Lequel ? De quel nature ?

Joli deuil que celui qui consiste à arpenter tous les espaces à tapioles, les entre quatre murs et les virtuels, à se dépenser en dialogues infructueux, à constituer le Top 50 de la crétinerie tapiolesque… joli parce que finissant par «Je ne cherche plus aujourd’hui ; si ça doit arriver tant mieux... sinon faudra que je compose avec » (Enoncé d’un théorème à vérifier ?). Mr Big peut donc continuer à espérer au fond de lui. Tôt ou tard, les acquis de l’expérience en séduiront un autre et peut-être que Mr Big affinera ses exigences, en y mettant de la conciliation. Progresser seul, c’est bien ; à deux, c’est encore mieux, mais l’art devient complexe et les recettes sont subtiles.

J’ai, quant à moi, une exigence très importante, celle d’une curiosité intellectuelle au moins égale à la mienne. Sinon, je m’emmerde ! Peut importe l’âge, le look, le physique même. C’est dans les yeux de l’autre, dès les premiers regards échangés, que je mesure la vitalité de ses neurones. Me remettant en question dès que l’occasion se présente, j’en attends tout autant de l’autre. Et ce n’est point dans l’idée de « prends ma route » ou « je me laisse guider », mais plutôt dans celle de « balisons le chemin ensemble ». Voilà le principal enseignement que j’ai tiré des… quatre relations qui ont compté pour moi : (dans l’ordre) Christophe, Michaël, Jean-Pierre et Thierry, ce dernier étant encore dans mon premier cercle dans une relation toute simple (nous ne sommes plus amoureux !) et la rupture avec Michaël m’ayant laissé la plus grande des cicatrices.

Tes statistiques sont généreuses. Des 1% de « mecs qui tiennent la route », dans un demi-siècle, tu n’en retiendra qu’une poignée qui auront vraiment compté pour toi !

Que Mr Big précise en quoi les dernières tentatives, des 33, 38, 35 ans, lui font peur ? Et qu’il dise ce qu’il veut ! Je suis presque convaincu que la question de l’âge est secondaire ! Mais, sa motivation et sa détermination peuvent elle être entretenue avec le théorème : « Hypothèse : Je ne cherche plus l'homme de ma vie, je l'attends. Démonstration : Mais je fais ma vie tout seul, et je veux être heureux seul ou avec un petit copain gentil et si il doit arriver un jour, ce fameux prince charmant. Et bien il sera bien reçu, je l'engueulerai quand même d'avoir mis aussi longtemps à arriver. S’il ne vient pas... Il faudra bien que je trouve mon bonheur quand même. Je ne vais pas attendre de voir s’il arrive ou pas pour ça... Je veux être heureux, et je vais l'être et… Conclusion : Dès aujourd'hui, le prince charmant sera la cerise sur le gâteau » ?

Je te souhaite que des choses fortes et les plus inattendues, dans tous les domaines. Une belle vie est ainsi faite : pleine de tournants et de remises en question, de découvertes et de surprises, de réalisations et de performances… Je crois en ta détermination parce que je te sens disposé à, non seulement, reconnaître tes défauts mais aussi à y remédier. Je te souhaite de l’exceptionnel ! Et j’espère que des êtres exceptionnels, tu en croiseras encore quelques uns ! Nous en sommes ! (Ce n’est pas une prétention pour séduire Mr Big). Je ne suis pas n’importe qui à venir sur ton site. J’y trouve, (retrouve – parce que tu te poses les questions que je me suis posées dans les mêmes termes il y a vingt ans et que je m’interroge encore !), les états d’âme d’un gay, jeune mais mûr, au physique décalé, avec une sincérité rare et une générosité prometteuse… un être que je compte dans les exceptionnels !

C’est de plus en plus une évidence. Toi et moi sommes de ce groupe hors norme, loin des poncifs de l’esthétique tapiole. Nos désirs et nos fantasmes ne sont pourtant pas différents mais l’attrait que nous pourrions avoir sur les autres garçons est beaucoup plus complexe. Dans ce monde de représentation, nos constitutions, physique et mentale, peuvent provoquer du dégoût, du mépris, de la fascination, une attirance perverse, un amour immense, démesuré, tout à la fois, confusion du père, du frère, de l’amant, mais jamais de l’indifférence… ! Toi et moi, avec d’autres, formons un groupe exceptionnel, qui n’entre dans aucunes statistiques. Nous ne sommes pas une élite ou une communauté à part des autres. Nous sommes noyés dans la masse des tapioles, dans tous les genres. Nos poils, nos regards, nos volontés constituent une force qui leur fait peur. Et c’est pour cela que c’est si difficile de trouver pour chacun un prince charmant !

Affectueusement à Fred, alias Mr Big

 

Publicité

Publié dans Quelques rencontres...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article