Le début de la colère...

Publié le par Vincent Espagne

Sébastien a lancé son enquête mais, vu le nombre de commentaire, cela n’a pas l’air d’intéresser grand monde (http://spaces.msn.com/members/sebcbien170180/). En fait de monde, c’est le chacun pour soi. J’en veux pour preuve la lecture de mes blogs préférés. Je ne vais pas faire une généralité, mais il me semble que l’accumulation de ces témoignages révèle une épidémie de dépression affective. Ou alors aurais-je une propension à me diriger que vers les pages qui font état d’errances, de quêtes, de tentatives, de ratages, de doutes ? Quant c’est joliment écrit et que l’auteur ne se la pète pas, ces petites chroniques de pédés contemporains sont pourtant agréables à lire. Ainsi vont nos vies ! Là où vient l’effet, c’est quant un de mes lecteurs me trouve « vieux monsieur » ! Voilà le sens de nos blogs : un démultiplicateur/accumulateur de miroirs. Efficace ! On ne peut pas tricher avec un blog. Je suis en train de vieillir, d’étaler ma science, de me raccrocher aux branches, de sauver les meubles, de faire avec ce qu’il y a...

Peut-être que si Sébastien avait été blonde les choses se passeraient différemment pour lui ! Ce qui me différencie de lui aujourd’hui, c’est que je ne me pose plus la question en ses termes mais plutôt en « Que faire pour être encore désirable ? Rester jeune ? ».

Au-delà de la dépression affective… la  dépression sociale. Parce qu’en fait, c’est surtout celle-là qui me préoccupe. Des indicateurs rougissent. Jeunesse en colère, enseignants en colère, salariés en colère, et tous ces gens que je croise chaque jour et qui manifestement n’ont pas l’air heureux... M Barroso, président de la Commission européenne se demande si « le pays de Molière ne déderait pas à la tentation du malade imaginaire » ! Que connaît-il de nos quartiers, de nos foyers ? Sait-il que des millions de nos concitoyens vivent en dessous du seuil de la pauvreté ? Sait-il que les discriminations de toutes sortes sont courantes. Dans ce pays, il ne faut pas être jeune, immigré, homosexuels, séropositif, handicapé, femmes… Le modèle en vigueur : la boboïsation, le couple tranquille, la classe moyenne écologiquement responsable, celle qui ne coûte pas cher en prestations sociales, celle qui peut choisir entre écoles privée et publique, celle qui accepte comme une fatalité la précarisation et la pauvreté grandissante, qui ne râle pas ou si peu, celle qui vote mou… Décidément, je n’aime pas mon milieu, ni ma génération !

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Publié dans Humeurs

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