Productions

Jeudi 15 décembre 2005 4 15 12 2005 14:27

Jusqu’à ce jour de juin 2005, je n’avais publié que des textes dans des revues militantes. Depuis : Parenchymes aux Editions Passage d’encres. http://www.passagedencres.org

 Mes images et des textes de mon oncle, Jacques Espagne.Ce titre* n'est peut-être pas exactement approprié aux choses dessinées, peintes, collées et écrites qu'il introduit, lesquelles auraient tout aussi bien pu s'appeler "Fragments", "Collages" ou encore "Patchworks", mais également "Labyrinthes", "Trames" ou "Réseaux". Mais il ne s'agit somme toute que d'un titre, et le rôle d'un titre est plus d'éveiller la curiosité du lecteur que de résumer les quelques dizaines de pages qu'il introduit. D'autant qu'ici le problème est double, puisqu'il doit (le titre) annoncer en même temps des œuvres graphiques originales et les éléments de récits qu'elles ont inspirés et qui doivent leur servir de contrepoint, de contre–chant, le tout assemblé, imbriqué pour constituer un seul ouvrage dans lequel le lecteur va devoir déambuler comme en un labyrinthe, passant du trait à la phrase, de la tache au mot, de la composition au chapitre et inversement. Souhaitons-lui une bonne promenade.

 

* Parenchyme : n. m – 1546 : parenkhuma

1 : anatomie.Tissu d’un organe, d’une glande, qui assure son fonctionnement (par opposition au tissu conjonctif de soutien). Parenchyme hépatique, pulmonaire, rénal.

2 : botanique (1675). Tissue cellulaire spongieux et mou des feuilles, des jeunes tiges, de l’écorce, des racines. Parenchyme vert : à la fonction chlorophyllienne.

 

Par Vincent Espagne
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Jeudi 15 décembre 2005 4 15 12 2005 14:41

« Carnet du jour » (in Parenchymes, voir ci-dessous) : Du danger des réseaux, que les circonstances peuvent transformer en pièges impitoyables. Renée-Stéphanie de B. veuve.

 

Par Vincent Espagne
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Jeudi 15 décembre 2005 4 15 12 2005 14:42

« Clôtures » (in Parenchymes - voir ci-dessous) : Visibles ou immatérielles : frontières, territoires, barbelés ou simples interdits, de ce côté-ci c’est la vie, de l’autre la mort… à moins que ce ne soit le contraire

 

Par Vincent Espagne
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Vendredi 16 décembre 2005 5 16 12 2005 21:15

Quant Ch. Tricoit, me propose le projet début 2004, je frétille de bonheur (qu’elle en soit ici remerciée). C’est peut-être la plus jolie collaboration de ma carrière. Un projet totalement dégagé de velléités mercantiles, un projet de citoyenneté active, intergénérationnel. Un projet qui doit mobiliser beaucoup de monde et faire boule de neige. Un projet qui milite pour l’émergence de la citoyenneté européenne. Dès nos premiers échanges, nous dégageons un thème : frontière(s). Celles-ci sont trop nombreuses, certaines sont indispensables, mais beaucoup sont absurdes. Comptons en frontières, les géographiques et les politiques, celles des quartiers, des communes, des départements, des régions, celles des langues et des usages, celles des milieux, le familial, la bande, le clan, l’entreprise, les frontières naturelles, la peau, les muqueuses, les mers et les océans, les frontières indispensables qui garantissent l’intégrité de la personne celles de l’inconscient et de l’intimité… ; la frontière entre la réalité et le virtuel ; les frontières étanches, celles qui ne le sont pas, les frontières imposées, les murs de la prison, ceux de l’asile, les murailles érigées et les barbelés installés ici et là - ceux de Palestine sont une ignominie…

Dans le même temps, nous faisons le constat d’une dépression sociale grandissante, particulièrement dans la jeune génération (les évènements de novembre dernier dans les quartiers en était une expression violente parce que radicale), nos rencontres avec des jeunes en errance sont de plus en plus nombreuses ; des garçons et filles sans vraiment de repères (voir ci-dessous « L. en pleine détresse »), demandeurs et blasés à la fois, qui prennent l’incertitude de leur devenir en pleine gueule avec pour préparation des discours lénifiants, prônant la compétitivité et la performance comme objectifs ultimes. Une société qui n’offre rien à sa jeunesse est une société en pleine décadence ! Et construire l’Europe dans un tel contexte est un formidable gâchis, avec son lot de laissés pour compte et dans une formidable gabegie !

Que pouvons-nous faire à notre modeste niveau, celui d’une association ? Sinon ouvrir un espace de dialogue et de création. Pendant l’année scolaire 2004/2005, des collégiens de Seine-Saint-Denis et de Hambourg en Allemagne ont participé à des ateliers d’écritures et d’arts plastiques. Les jeunes étaient invités à contribuer à la réalisation d’un n° dédié au projet de la revue. Rien de tel pour l’émancipation que de voir son travail aboutir en objets rendus publics : un livre et un site Internet. Ce projet continue et élargit ses échanges de savoirs, ses initiations aux techniques de communication, traditionnelles et numériques, son aboutissement en ouvrage collectif mêlant les travaux d’adolescents et d’adultes avec une préoccupation majeure : les frontières font peur, il y en a trop ! C’est ensemble que nous pouvons les abattre et construire une Europe des solidarités.

http://paysage-europeen.passagedencres.org

 

 

 

 

Par Vincent Espagne
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Samedi 17 décembre 2005 6 17 12 2005 16:00

Ceci n'est pas une expérience scientifique, mais en répondant de -5 (je rejette, j'en ai peur, je m'en méfie, je ne comprend pas, ceci m'est indifférent) à +5 (j'accepte, je subis, j'échange, je construit) pour chacun des champs de l'autre (son inconscient, sa peau, son paraître, sa famille, sa bande, son quartier, son territoire, ses usages... l'Europe, le Monde),  on peut dresser la carte du dregré d'acceptation, d'assimilation ou au contraire de rejet...

Ce qui m'intéresse, c'est ce qui se passe quant mes champs se croisent à celui de l'autre, quant ceux du groupe se croisent à ceux d'un autre groupe...

Commentaires et contributions sont les bienvenus !

Par Vincent Espagne
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Dimanche 8 janvier 2006 7 08 01 2006 18:53

Petite installation d'angle à Passage d'encres le vendredi 9 décembre 2005

Par Vincent Espagne
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Mercredi 18 janvier 2006 3 18 01 2006 19:52

Combien sommes nous à faire des statistiques et à en tenter de comprendre quelque chose comme le fait Sébastien (http://spaces.msn.com/members/sebcbien170180/) ? D’après lui, les 18-20 ans cherchent l’amour, les 20-25 cherchent l’amour mais avec une « grosse prépondérance pour le sexe », les 25-30 ans voudraient plutôt se stabiliser et les 40 et plus « oscillent entre stabilité et lassitude ». Ensuite vient la question des pratiques. De l’étude de Sébastien, il apparaît que « les 18-25 sont très souvent passifs (…) les 25-35 (en gros, alors attention je dis très souvent…donc ce n’est pas la majorité des cas), sont plutôt 50/50 et passé 35 ans on retrouve majoritairement des actifs (purs et durs !) ». Je n’arrive pas à me faire à la proposition de traiter de nos sexualités en % pour en tirer la conclusion : jeune, c’est la tendance Amour qui l’emporte, vieux, c’est la lassitude ! Les choses sont beaucoup plus complexes et il y a pléthore d’études et d’ouvrages sur la question. « Comment quelqu'un qui aime être sodomisé peut-il en venir à ne plus se faire prendre et à devenir lui-même actif ? », pour Sébastien, c’est un mystère !

Mon cher Sébastien, aucune statistique ne peut expliquer ce qui n’est pas un postulat. Renverse la proposition, et c’est tout aussi mystérieux ! Comment en vient-on à vouloir se faire enculer sur le tard, comme cela arrive aussi très souvent ? J’aimerai t’accompagner à formuler tes questions autrement. Tout les PD se les posent un jour, généralement la première fois entre 18 et 25 ans (plus ou moins discrètement – tout dépend du degré d’outing). Afin de tenter d’y comprendre quelque chose, quelques constats. De là où je vis (en Seine-Saint-Denis), j’observe le quotidien de mes congénères, j’écoute, j’échange. Les couples sont stables mais très discrets. Si les études se sont interrompues brutalement, l’errance est assurée. Beaucoup de très jeunes célibataires vivent dans une précarité extrême. En dix ans, les vecteurs de rencontres se sont démultipliés très rapidement (gay-land, gay-press & gay-business, téléphonie, Internet – certains jeunes dépensent compulsivement leurs maigres ressources dans l’accès à la toile et avec leur portable !). Etre homosexuel(e) et d’origine musulmane est un calvaire infernal. Dans le même temps, la vigilance et la prévention sur le sida sont relâchées pendant que la mobilisation sur les droits du couple s’amplifie.

La première question de Sébastien est après tout assez simple : « Pourquoi le ratio offre-demande baisse-t-il autant d’un coup ? » J’en ai une autre. Observons le turn-over sur les sites. Que deviennent ceux dont les profils disparaissent, dont les blogs sont abandonnés ? Dans les blogs actifs, on trouve des tas de témoignages sur le devenir des uns et des autres.

Voir par exemple : http://spaces.msn.com/members/mickhaell/ - Celui de trop… - 24 septembre : « On cherche trop souvent l'amour... A force de le chercher et d'aller d'illusions en désillusions on finit par savoir faire semblant. Faire comme si c'était vrai, qu'on s'aimait depuis toujours et que demain serait notre lit. Mais il n'en est rien. Pour des raisons diverses, pour un trop plein d'espoir, un concours de circonstance, le destin… ». Je tente une première conclusion que je suis prêt à remettre en question. Globalement, la misère affective et sexuelle s’amplifie, corrélativement à l’aggravation de la précarité. Cet état, que nous sommes très nombreux à vivre, toutes tranches d’âges confondues, est totalement banal, tout autant que la présence d’hétérosexuel(es)s dans les gay-prides, et les discriminations perdurent fortement. Assez rapidement les jeunes en ont soupé des baises kleenex. Entre 30 et 40 ans, on s’accroche en effet à la stabilité et les repères communautaires sont bien pratiques…

Au-delà, Sébastien n’en sait pas beaucoup : « Car désolé messieurs mais les mecs qui pourraient avoir l’âge de mon père, ça me branche pas trop (lol) alors ceux de l’âge de mon grand-père… ». Sébastien, partirais-tu du principe que les hommes de 40 ans et plus qui cherchent à correspondre avec ta jeune personne en ont forcément après ton cul ? C’est un poncif ! Qui ne fonctionne pas avec moi. Parce que je ne crois pas aux recettes, ni aux principes. Je crois en la faculté humaine de changer, de s’adapter, de se remettre en question.

Alors quant à la quête de l’Amour, parce qu’après tout, le fond de la question de Sébastien est bien là, les choses n’ont guère évolué en vingt ans. C’est tout aussi compliqué mais pour moi moins mystérieux, parce que plus lisible. Le mal endémique, tu le trouves dans la dégradation du respect et de la tolérance, tu le trouves dans des exigences infondées, des exclusives, tu le trouves dans la marchandisation du sexe et de l’amour. Que pourrait-on faire ensemble pour que cela change ? Voilà un objectif à ton enquête qui me conviendrait !

Par Vincent Espagne
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Mercredi 22 août 2007 3 22 08 2007 11:48

… à partir des images de mon amie photographe Sylvie Biscioni. Un crapaud de taille honorable a pris ses quartiers sur la terrasse devant ma chambre. J’ai failli marcher dessus. Sauvé de mon 45 gauche, il est aussitôt baptisé : Arthur, et j’ai résisté fortement à la tentation de lui rouler une pelle !

 

Collection de marteaux et bibliothèque, synthèse exacte de l’ambiance dans la maison...

 

Par Vincent Espagne
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Mardi 2 octobre 2007 2 02 10 2007 11:35
Arc-en-ciel-02.jpg
Par Vincent Espagne
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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 12 2007 23:12
LA LUMIERE

Backstage
du 13 décembre 2007 au 28 février 2008
97, bd Notre-Dame - 13006 Marseille

avec : Les Allumés de l'Ampoule - Géraldine CAMPENS
Pierre-Gilles CHAUSSONNET - Julien ESPAGNE -
Vincent ESPAGNE - Les Fourmies Bleues - Laurent PERBOS


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Par Vincent Espagne
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