Faire de la politique autrement ou de l’art d’exercer sa citoyenneté.
S’engager dans un comité citoyen. Voir http://www.comite-citoyen.org
Ouvrir sa gueule le plus souvent possible.
Ne jamais laisser son voisin dans la merde, surtout si c’est un sans-papier !
Harceler nos élus (ils sont élus pour ça !) et traquer les sociaux-traitres.
S’engager dans des projets collectifs et transgénérationnel.
Pratiquer l’échange des savoirs.
Préférer la sape des jeunes créateurs aux marques. Niquer Nike !
Résister aux communautarismes… Eriger la mixité en valeur !
Peindre, coller, fouiller, écrire, apprendre sans relâche,
Faire sens et laisser des traces,
S’émanciper et accompagner l’émancipation des autres,
S’affranchir de la banalité, résister à la morosité…
Cher Alain,
Tentative d’explication de « ce qui ne va pas » (voir : http://al1web.over-blog.com/ - La conversation, un art difficile, 4 janvier 2005).
Dans la jungle des sites de drague gay, un pseudonyme : Forever, et un profil : « Entre, ce que je pense, ce que je veux dire, ce je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d’entendre, ce que vous croyez entendre, ce que vous entendez, ce que vous avez envie de comprendre, ce que vous comprenez, il y a dix possibilités que l’on ai des difficultés à communiquer, mais essayons quant même… » J’introduis la conversation :
- De l’art d’émousser votre intransigeance … serais-je à la hauteur ? Il s’ensuit :
Forever : Que sais-je sur cette verve purpurine et assassine qui est la vôtre, et qui dans mes entrailles fait résonner le cri de ma jeunesse perdue et de mes vieux jours méconnus ! Pourquoi en ce jour si sombre mon intransigeance est mise à l’épreuve alors que tant que mes mannes vermilles se repaissent de jeunesse insouciante ?
Vespa : Tous les jours s’il vous plait, je pourrais vous faire douter ! Dans vos entrailles, encore faudrait-il que j’y pénétrasse… (La perte de la jeunesse se mesure-elle au diamètre du trou ?) Si le jour est sombre, c’est que vous l’avez souhaité. Pour y mettre de la lumière laissez vous aller… Même jeunesse perdue, vous en profiterez encore.
Forever : merde, là, ça devient trop « George Sand » pour moi. (lol) et si non tu t’appelles comment ?
Vespa : … George Sand… je suis flatté ! A trop en faire, nos épanchements vont tâcher le clavier. Mais c’est agréable de contourner les dix difficultés…. Et tu sais y faire. » Fin de la conversation.
Combien sommes nous a errer dans ces méandres numériques ? Les fenêtres sont impitoyables : pas de gros, pas de velus, pas de folles, pas de maigres, pas de séropositifs… Quarante ans passés et plus rien n’est possible. Il n’y rien à comprendre. Il suffit d’admettre : l’homme est ainsi fait, plein d’exclusives. Je compatis à ta déception. Sont-ce vraiment des « dialogues », que ces échanges où la langue est abîmée, les mots contractés en choses imbitables, ces déclinaisons de mensurations, de fantasmes, de « trips » ? A la question « tu aimes quoi ? », je suis incapable de répondre en quelques lignes tellement la liste est longue. A celle « tu cherches quoi », je répond : « être surpris ! ». Comme toi, j’en reviens. Et j’observe cet univers suintant la misère affective et sexuelle. Il y a, j’en suis certain, moyen de le contourner et nos blogs respectifs y contribuent. Nos marques bien visibles – mais pas toujours explicites – sont efficaces et je reste convaincu que nous pouvons nourrir des échanges enrichissant. Mais trouver l’autre moitié est une autre affaire. Chimie subtile, les échanges virtuels n’y suffisent pas. D’où ces ruptures brutales que tu déplores, des fins de non-recevoir. Nombreuses, elles finissent en effet par lasser. Jouons à un autre jeu…
Cordialement.
Trouvé ces images dans l'album de voyage de M. Cela pourrait être New-York en 1950. C'est Istambul en 2005 !
Cela devient lassant d’avoir à répondre à toutes ces questions. « Tu fais quoi dans la vie ? », « Tu aimes quoi ? », « Pourquoi tu dis ça ? »… Et puis, de blog en blog, je réalise que bon nombre de mes congénères se déclinent avec moult références picturales, musicographies, littéraires... (C’est là peut-être un moyen de draguer). Je m’étais amusé à répondre, il y a quelques mois, au questionnaire d’un garçon. Il ne s’agissait pas d’une étude de sociologie mais d’une manière pleine de rigueur de faire un tri sévère avant de tenter la rencontre. Cela n’avait rien donné, évidement ! Etais-je dinde au point d’imaginer que le jeune bougre allait m’appeler dans les 10 minutes qui ont suivi l’envoi de mes réponses ?
Autre moyen de savoir qui suis-je : Google vous apprendra que je suis signataire (et/ou co-rédacteur) de quelques appels : récemment pour rejeter le Traité constitutionnel européen (bien qu’européen), il y a quelques années pour la régularisation des Sans-papiers homosexuels. Avec Google, on découvre que j’ai traversé ATTAC et l’Observatoire de la mondialisation… œuvré pour le développement culturel dans une petite collectivité de Seine-Saint-Denis…
Alors, allons-y pour le profil. D’abord, mes drogues préférées : les livres… Quant j’étais au RMI, la moitié y passait ! Ils s’entassent partout… Aucun classement, des piles, des caisses, autour de mon lit (Mes classiques : H. Michaux, Bourdieu, Genet…) ; la peinture, dans tous les genres et tous les styles. Mes préférés d’en ce moment : Yaze (un jeune qui grimpe, une très belle générosité, quelques toiles sur http://www.toastgallery.com/), Talec (au Frigo – Quai de la gare, allez-y de ma part)…; la photographie : J. Salmon (souvent dans la galerie de Michelle Chomette), W. Tillmans, Liza Nguyen, Man Ray… et surtout Barthélémy Toguo, Malachi Farrel et Kader Attia (à la dernière Biennale de Lyon, il n'a pas fait dans la dentelle ! Voir http://dndf.over-blog.com/article-1301045.html) trois artistes parmi les plus engagés… En zique, mes goûts sont tout aussi éclectiques qu’en peinture… En boucle en ce moment : Juliette, Pepe Habichuela, un guitariste rare, DJ Spinna… Je suis un touche à tout… Mon philosophe préféré : Epicure et je suis d’une espèce rare : je vis sans télévision et j'adore cuisiner !
Ensuite mes dégoûts absolus : la droite et son extrême, les intégrismes, la bourse, l’hypocrisie et le carriérisme politique, les golden boys… Mon injure préférée d’en ce moment : « Sarkozyste ! » Devant l’Hôtel de Ville de Paris, cette automne, une banderole : « Comment être solidaire ? » J’avais envie de rajouter dessous : « En pendant les patrons par les pieds ! ». Mes tares : j’aime les folles et ne supporte pas les curés, les rabbins et les imams (sauf Jacques Gaillot)… je n’ai pas de permis de conduire, trop de mauvais cholestérol. Mon héroïne d’en ce moment : Samantha (la méga dinde de Sexe in the city). Voilà !
J’écrivais cette contribution à la « Lettre du Cabinet de philosophie » en mai 1993 après le débat du café : « Doit-on se réjouir d’être mortel ? » En lisant certains blogs, après une conversation hier soir à table, je ne peux m'empêcher de le placer ici. Suis-je ringard, à côté de la plaque ?
« Se débarrasser de la vie, c’est se priver du bonheur de s’en moquer. Unique réponse possible à quelqu’un qui vous annonce son intention d’en finir. » Cioran. C’est que j’étais tenté de répondre à un ami qui me prévenait avec le plus grand sérieux son intention s’il apprenait un jour être touché par le VIH. Difficile de philosopher sur un tel sujet ? Autant le vaste champ de l’éthique est l’objet de toutes les supputations morales, religieuses, philosophiques, autant le sida, que Michel Bounan comparait à la « peste noire » du XIVe, est si proche de tout un chacun, que le temps manque pour en faire faire un sujet théorique. « Le sida, c’est la mort » hurlaient les militants d’Act Up. Le slogan est juste et précis. C’est l’ombre de la grande faucheuse que l’on perçoit dans le regard de celui, qui non seulement a rencontré fortuitement le virus, mais cumule les infections, celui qui sait que sa vie est en sursis. « Condamnation » lit-on dans la presse bourgeoise… les mêmes d’une personne reconnue coupable. La maladie est peut-être assimilée dans l’imaginaire populaire à une faute gravissime, certain(ne)s ont même osé affirmer qu’il s’agit d’une sanction divine contre la débauche et la perversion ! Du temps de la peste noire, la société était malade dans ses relations sociales : écarts considérables entre les classes dirigeantes et les paysans, guerres, famines, inquisition… Faute de comprendre que l’épidémie avait pour principal vecteur l’inexistence d’hygiène, on a vite fait de trouver des responsables dans certaines communautés. Cette maladie endémique fût alors qualifiée de « peste juive » ! Et aujourd’hui ? De qui, de quoi est malade la société ? Pour que dès la découverte du sida, on mette à l’index les homosexuels, les africains et les toxicomanes ? Comme si, avec la promesse de la fidélité que l’Eglise obtient si facilement chez les jeunes mariés, l’hétérosexuel(le) était à l’abri ! Quant cessera-t-on de se jeter mutuellement ? La société dans son entier est concernée et les récentes déclarations de responsables politiques doivent être suivies de mesures nous concernant tous, sans introduire un système coercitif ou répressif, des mesures qui engagent la responsabilité de chacun, et où l’accompagnement des malade est pris en charge par les « proches » ET la collectivité…
L’attitude la plus souvent rencontrée, face à ce que beaucoup considère comme une fatalité, ressemble à une démission. Et pour cause ! Est-il tolérable de « vivre avec » ? Je ne parle pas de celles et ceux qui, séropositifs, s’installent dans un arsenal de procédures, de protocoles, et dont le jeu de relations sociales et affectives est modifié en profondeur ; mais des autres qui forment le plus grand nombre. Combien faut-il avoir perdu d’amis pour être compté dans ce que les acteurs des campagnes de prévention désignent par « personnes concernées et proches » ?
La préparation à sa propre mort passe par l’appréhension de celle des autres. C’est soit la fuite et alors la douleur est encore plus grande, soit l’accompagnement et alors, en cherchant à comprendre les causes, on peut la considérer comme un soulagement. L’idée de néant, de vide, de non-existence est insupportable tant l’égo est fort. L’échéance du rendez-vous avec Hadès plonge l’homme dans le plus grand complet désarroi. Et pourtant, la mort après la maladie opportuniste (le virus, responsable d’une dégradation des défenses immunitaires, entraîne des affections aux quelles la résistance ne peut faire face), n’abrège-t-elle pas bien des souffrances ? N’est-elle pas parfois, de plus en plus souvent, une délivrance, après la déchéance ?
Répons - Du héros (tragique et seul)…
Le 12 janvier 06, je bloguais : Que deviens-tu ? L’espérance conduirait-elle à la résignation ? L’espoir serait-il un narcotique ? C’est l’histoire d’un homme qui chaque matin, à peine les yeux ouverts esquisse un sourire. Même les poils blancs sur sa poitrine le laissent indifférent et sa gueule de bois ne l’importune pas... Dans sa tête, éternellement jeune ? Nous sommes tous des héros tragiques !
Le 14, commentaire de Cheng-Chui Kuo – alias Buzenval (http://buzenval.blogspot.com/). Le vrai héros du cinéma... c'est vrai, il est souvent seul, souvent tragique. Il sauve tout le monde sauf lui-même. Est-ce qu'on a déjà pris la peine de penser à lui, pour lui? Si nous sommes tous les héros tragiques, cela veut dire que nous sommes tous en train de faire quelque chose pour les autres tout en restant discret et seul. Finalement, est-ce que nous sommes si seul que ça ?
Le 15 janvier : Des stèles sont érigées aux héros, des livres leurs sont consacrés et les héros de cinéma sont l’objet de tous les fantasmes. Nous sommes les héros tragiques de nos histoires, victimes de nos illusions amoureuses. Et en la matière, nous n’agissons que pour nous même. Amoureux, il faut que la terre entière le sache. Econduit, il ne reste – et encore – que quelques épaules pour y déverser ses pleurs, et la solitude, ce temps pour l’interrogation, ce retournement pour voir et revoir les cicatrices intérieures. La discrétion masque la pudeur, la honte d’être seul, vieux – ou trop jeune, malade, pauvre…
La confiance, chimère de l’âme
Pourquoi l’enfant ferait-il confiance à l’adulte, alors que sans être averti, il est arraché du sein de sa mère pour se voir introduire de force dans le bec la cuillère pleine d’une soupe, en rien comparable au lait maternel, et qu’un peu plus tard, on l’enlève de l’environnement en apparence sécurisé du domicile parental pour le plonger dans le lieu de toutes les railleries qu’est la cour de l’école ?
La confiance régit chaque acte de notre vie. Confiance en soi, comme si nous étions en mesure, même une fois adulte, d’apprécier sincèrement les limites de nos facultés physiques et intellectuelles. Confiance en l’autre, comme s’il était, une fois le contrat de mariage (ou de PACS) établi, à l’abri de toutes tentations. Confiance au patron, comme s’il était le garant de la pérennité de l’entreprise, de l’assurance du travail et du salaire. Confiance en les élus du peuple, comme s’il était à l’abri de la confusion entre l’intérêt particulier et celui de la collectivité. Confiance en l’Etat, qui se trompe de plus en plus souvent, préférant une gestion partiale et partisane à celle de toute une Nation. Et hypothèse suprême, confiance en Dieu, au nom de qui on promet, en échange de son adoration, paix intérieure et universelle. Qu’en est-il alors de cette Nature si souvent en colère ; de cette espèce humaine, facteur de tous les maux, et dont les fractions excellent en rivalité ? Si elle est une valeur, la confiance ne peut être un pilier de la morale, dans le sens, où à la moindre occasion, réfléchie ou inconsciente, elle est sujette à la trahison. Notre système, sous tous ses aspects, politique, économique et social, est établi sur la confiance. Et si celle-ci est aussi fiable que l’on veut nous le faire croire, les tribunaux auraient moins de dossiers à instruire. Il y a quelque chose de chimérique dans cette valeur qui n’est qu’une passion de l’âme avec son lot de fragilité et d’instabilité. Si l’homme est un loup pour l’homme alors la confiance ne peut être qu’accompagner de vigilance.
In La lettre du Cabinet de philosophie, janvier 1994.
Ce téléphone qui ne sonne pas. Le souvenir de la voix de celui dont on se demande ce qu’il fait, où il est. Cette voix qui résonne quelque part dans la mémoire. A souhaiter l’entendre, j’en entretiens la fréquence, la modulation, les intonations. Comme autant de traces enregistrées, dont on relit régulièrement le contenu.
C’est un silence plein de bruits : le vent dans les arbres, un chien qui aboie, un moteur au lointain, les insectes du jardins, le son si particulier de la chaleur lourde qui tente d’entrer dans la pièce à travers les volets tirés et les fenêtres ouvertes, un silence vert de chlorophylle, un silence à l’odeur d’orage. C’est dans ce silence, plein de bruits que la résonance de la voix de celui que j’aime prend toute son ampleur. Sieste, rêve…
… L’être aimé est quelque part dans cette foule bruyante et agitée. Sa présence se fond parmi les déplacements des autres. Souvent, ils me regardent. Je ne comprends pas leurs paroles. J’entend un brouhaha intense et plein de cris et d’injonctions dont le sens m’échappe. On attend de moi quelque chose. Il fait aussi lourd dehors, sur la place noire de monde que frais dedans. Le bruit de l’agitation se perd dans les hauteurs des voûtes de pierre, là ou la lumière parvient à peine. Sons et photons se dissolvent sous les croisées. Les pierres semblent grises de la couleur de l’absorption, celle qui ne réfléchit rien ; en tous cas pas la lumière. Quelques meubles de bois grossiers : longues tables, bancs et quelque chose d’imposant (un confessionnal ?)…
Ce silence à un goût. Celui qui mélange la quiétude apparente et un tourment intérieur, le goût d’une endorphine particulière ? Je ne dis pas ce que je ressens. Simplement, je cherche à en apprécier la saveur. C’est un exercice que l’on ne partage pas, que l’on fait en silence.
… J’enfle à la hâte une robe ample de lin. La revêtir me donne aussitôt une sorte de pouvoir. Les regards des autres redoublent d’intensité à mon égard. Je lis dans ces yeux brillants dans la pénombre comme une supplique. Je pense prononcer des paroles d’apaisement. Je voudrais convaincre de la sécurité de cet endroit, qu’elle lui est conférée par une règle communément admise ; ce lieu doit inspirer le recueillement et la solidarité…
Mais les souvenirs s’estompent. Les traces du rêve, et celles d’un vécu pourtant pas si lointain, sont délavés petit à petit par une pluie de solitude. C’est la grisaille du manque, la mémoire qui se vide peut à peu, un silence s’installe. Jusqu’à l’absolu ?
… Quelqu’un brandit au dessus de la foule une tête coupée, les yeux fermés, un sourire de dormeur aux lèvres, cheveux noirs et brillants, comme ceux des indiennes. La tranche à la base du cou n’est pas nette, comme si la décollation avait été faite aux ciseaux par un tailleur maladroit. Je dois rejoindre le lieu du sacrifice. Les gens, sur mon passage, s’écartent. On a installé au milieu d’une chapelle un meuble/outil. Une patine témoigne de son ancienneté et de son grand usage. Toujours encadré par la foule, je constate que cette tête que l’on me présente est fraîchement coupée par cette machine de rituel ; par une ouverture au devant du meuble, la tête a du jaillir. Par où a-t-on introduit le corps du supplicié ?...
Les traces de la mémoire se révèlent pourtant dans le silence intérieur, dans les moments de solitude. Ce sont comme des objets qu’une obscurité naissante fait peu à peu apparaître. Leur contenu, leur sens luisent de plus en plus pendant que la grisaille de la solitude envahit l’être. Fluorescence des traces.
… Pourquoi cette foule est-elle en colère ? Pourquoi s'en remet-elle à moi ? Je cherche du regard celui que j'aime - il est dans la foule, je le sais - et le le trouve pas. Fin du rêve.
Je me surprends à redécouvrir le son d’un insecte égaré dans ma chambre. Ce son, j’en ai entendu des milliers dans cette campagne si souvent arpentée. Ce son, dont je peux aujourd’hui en détailler la modulation, la fréquence. Il est fortement gravé dans ma mémoire et je l’avais pourtant oublié. Fin de la sieste. La solitude, le vrai-faux silence de la pièce, mon silence intérieur me permettent d’interpeller ma mémoire, de vivifier un souvenir et d’en apprécier la saveur. Silences et souvenirs ont des goûts très proches ! Quant au souvenir de celle de la bouche de l’être que j’ai aimé…