(alias Miguel Orlando Collins), artiste jamaïcain, raciste et homophobe (comme ses « frères » Buju Banton et Admiral T), commençait sa tournée en France en se produisant à Montreuil (93) mercredi 14 mai et Dominique Voynet s’est contenté de le « regretter » par voix d’un communiqué !
Alertées par l’association Tjembé Red, des associations LGBT ont adressé une lettre ouverte aux maires, aux préfets et aux responsables des salles qui accueillent ce triste personnage.
Les concerts de Villeurbanne et de Mulhouse sont d’or et déjà annulés. Restent deux dates : le 31 mai au Havana-Café de Ramonville (Toulouse) et le 1er juin au Rockstore de Montpellier. Propos de l’individu : « A l'attaque, brûle ces mecs-là qui enculent des mecs, butte ces pédés, mon gros flingue va tirer » ; « Boum, boum, ces pédés, faut les butter». Qu’un tel homme se produise en public avec l’assentiment de responsables associatifs et culturels et l’ignorance d’élus, est insupportable.
Désigné en Allemagne « chanteur de la haine », où il devrait se produire à Dortmund et Stuttgart dans les prochains jours, il fait l’objet d’une inscription au fichier Shengen. Le gouvernement est interpellé par les associations LGBT et un député vert.
En 2005, Sizzla avait déjà été interdit de scène lors de ses tournées en Grande-Bretagne et en France et après une forte mobilisation associative. L’artiste s’était engagé dans un « Reggae Compassionate act » à ne plus tenir de tels propos sur scène. Engagement qu’il a rompu dès juin 2007 à Berlin. Pire, des spectateurs témoignent qu’il laisse le public le faire à sa place en leur tendant le micro (et les cd restent dans les bacs !).
Nous attendons, d’une part, que les autorités de Toulouse et de Haute-Garonne, de Montpellier et de l’Hérault décident des mesures qui s’imposent et que l’inscription au fichier de Shengen soit suivi d’effet, ici comme dans tout l’espace européen ; d’autre part, que les FNAC, Virgin… cessent la diffusion des billets et retirent de la vente les albums de Sizzla.