Vendredi 30 décembre 2005 5 30 /12 /2005 14:13

Voir : http://mrbig-life.com - mise en ligne du 24 décembre - 16h24

Mr Big : de la rupture et de la pudeur. Le couple a l’air de se stabiliser, un projet de PACS, Boxer, l’emménagement à Charleville – à deux ? –  une année riche en évènements certes, mais quelle est l’explication de la rupture du couple ? Mr Big prévient « Il s'est vraiment passé plein de choses pour moi, des choses auxquels je m'attendais plus ou moins ». De quoi s’agit-il : d’une incertitude naissante, liée à la routine, à la banalisation de la sécurité et du bonheur (The cliché number one !) ? Mais Mr Big en sort, dit-il, plus fort. C’est de la maturation en accéléré ! Le lecteur aurait apprécié d’en savoir un peu plus sur Michaël, celui des quatre années de bonheur, celui avec qui l’utopie pouvait, semble-t-il, devenir réalité. Mais le bon temps revient toujours, fruit justement de la sagesse acquise.  Et Mr Big garde son lot de pudeur profonde. Saura-t-on plus loin ce qu’il ne veut plus et ce qu’il ne fera plus ? Il ne veut point souffrir et désespérer, mais est disposé à payer un prix ! Lequel ? De quel nature ?

Joli deuil que celui qui consiste à arpenter tous les espaces à tapioles, les entre quatre murs et les virtuels, à se dépenser en dialogues infructueux, à constituer le Top 50 de la crétinerie tapiolesque… joli parce que finissant par «Je ne cherche plus aujourd’hui ; si ça doit arriver tant mieux... sinon faudra que je compose avec » (Enoncé d’un théorème à vérifier ?). Mr Big peut donc continuer à espérer au fond de lui. Tôt ou tard, les acquis de l’expérience en séduiront un autre et peut-être que Mr Big affinera ses exigences, en y mettant de la conciliation. Progresser seul, c’est bien ; à deux, c’est encore mieux, mais l’art devient complexe et les recettes sont subtiles.

J’ai, quant à moi, une exigence très importante, celle d’une curiosité intellectuelle au moins égale à la mienne. Sinon, je m’emmerde ! Peut importe l’âge, le look, le physique même. C’est dans les yeux de l’autre, dès les premiers regards échangés, que je mesure la vitalité de ses neurones. Me remettant en question dès que l’occasion se présente, j’en attends tout autant de l’autre. Et ce n’est point dans l’idée de « prends ma route » ou « je me laisse guider », mais plutôt dans celle de « balisons le chemin ensemble ». Voilà le principal enseignement que j’ai tiré des… quatre relations qui ont compté pour moi : (dans l’ordre) Christophe, Michaël, Jean-Pierre et Thierry, ce dernier étant encore dans mon premier cercle dans une relation toute simple (nous ne sommes plus amoureux !) et la rupture avec Michaël m’ayant laissé la plus grande des cicatrices.

Tes statistiques sont généreuses. Des 1% de « mecs qui tiennent la route », dans un demi-siècle, tu n’en retiendra qu’une poignée qui auront vraiment compté pour toi !

Que Mr Big précise en quoi les dernières tentatives, des 33, 38, 35 ans, lui font peur ? Et qu’il dise ce qu’il veut ! Je suis presque convaincu que la question de l’âge est secondaire ! Mais, sa motivation et sa détermination peuvent elle être entretenue avec le théorème : « Hypothèse : Je ne cherche plus l'homme de ma vie, je l'attends. Démonstration : Mais je fais ma vie tout seul, et je veux être heureux seul ou avec un petit copain gentil et si il doit arriver un jour, ce fameux prince charmant. Et bien il sera bien reçu, je l'engueulerai quand même d'avoir mis aussi longtemps à arriver. S’il ne vient pas... Il faudra bien que je trouve mon bonheur quand même. Je ne vais pas attendre de voir s’il arrive ou pas pour ça... Je veux être heureux, et je vais l'être et… Conclusion : Dès aujourd'hui, le prince charmant sera la cerise sur le gâteau » ?

Je te souhaite que des choses fortes et les plus inattendues, dans tous les domaines. Une belle vie est ainsi faite : pleine de tournants et de remises en question, de découvertes et de surprises, de réalisations et de performances… Je crois en ta détermination parce que je te sens disposé à, non seulement, reconnaître tes défauts mais aussi à y remédier. Je te souhaite de l’exceptionnel ! Et j’espère que des êtres exceptionnels, tu en croiseras encore quelques uns ! Nous en sommes ! (Ce n’est pas une prétention pour séduire Mr Big). Je ne suis pas n’importe qui à venir sur ton site. J’y trouve, (retrouve – parce que tu te poses les questions que je me suis posées dans les mêmes termes il y a vingt ans et que je m’interroge encore !), les états d’âme d’un gay, jeune mais mûr, au physique décalé, avec une sincérité rare et une générosité prometteuse… un être que je compte dans les exceptionnels !

C’est de plus en plus une évidence. Toi et moi sommes de ce groupe hors norme, loin des poncifs de l’esthétique tapiole. Nos désirs et nos fantasmes ne sont pourtant pas différents mais l’attrait que nous pourrions avoir sur les autres garçons est beaucoup plus complexe. Dans ce monde de représentation, nos constitutions, physique et mentale, peuvent provoquer du dégoût, du mépris, de la fascination, une attirance perverse, un amour immense, démesuré, tout à la fois, confusion du père, du frère, de l’amant, mais jamais de l’indifférence… ! Toi et moi, avec d’autres, formons un groupe exceptionnel, qui n’entre dans aucunes statistiques. Nous ne sommes pas une élite ou une communauté à part des autres. Nous sommes noyés dans la masse des tapioles, dans tous les genres. Nos poils, nos regards, nos volontés constituent une force qui leur fait peur. Et c’est pour cela que c’est si difficile de trouver pour chacun un prince charmant !

Affectueusement à Fred, alias Mr Big

 

Par Vincent Espagne - Publié dans : Quelques rencontres...
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Jeudi 29 décembre 2005 4 29 /12 /2005 11:27

Marie-.Jeanne vient de trucider une douzaine de ses canards ! Les voilà en morceaux étalés sur la table ; une montagne de bidoche sanguinolante ! Avec deux cuisses, je concocte une soupe spéciale. Dans un fait-tout, on fait rissoller un oignon haché grossièrement et on y dépose les deux cuisses du canard. Tourne et retourne pour les faire dorer et qu'elles éliminent leur graisse, que l'on va recueillir (pour des petites patates un autre jour). Gros sel et poivre du moulin. On noie dans de l'eau et on y jette : une tranche de potiron, le quart d'un céleri rave, une carotte, un navet, deux pommes de terre, le tout taillé en gros dés. Deux feuilles de laurier, une branche de thym, quatre gousses de cardamone fendue, une pincée de canelle moulue, une de muscade. Couvrir et faire frémir jusqu'à ce que les légumes soient cuits. C'est gras, c'est chaud, but it's delicious !

Par Vincent Espagne - Publié dans : Culinarium - Communauté : ABC-CUISINE
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Samedi 24 décembre 2005 6 24 /12 /2005 15:50

Spéciale dédicace  à Fred (alias Mr Big) http://mrbig-life.com

Dedans la bête : une farce de foies de volaille, champignons rosés et cèpes séchés (ces derniers auront trempé dans de l’eau tiède jusqu’à retrouver leur mollesse), échalotes. Le tout est haché grossièrement, rallongé d’un peu de mie de pain mouillée au lait, de la graisse et du jus du foie gras de canard que j’ai préparé, il y a trois jours (avant sa cuisson, il avait mariné une nuit dans le madère et un trait de cognac.) Sel, poivre, muscade, thym, une gousse d’ail très finement haché. Autour : les petits navets. Il faut les trouver les plus petits et ronds possible. Deux bonnes cuillères à soupe de beurre (ou de ce machin à oméga, bientôt remboursé par la mutuelle !) dans une sauteuse. Les navets, en une couche, vont y cuire sous couvercle à feu très doux en prenant soin de les tourner régulièrement. Sel, poivre du moulin et une pointe de muscade, A mi cuisson, on saupoudre de sucre roux et on attend gentiment la caramélisation des navets, jusqu’à ce qu’ils soient d’une totale tendresse. On déglace le fond de la sauteuse d’un trait de vinaigre balsamique et d’un peu d’eau pour napper les boules de ce jus délicieux.

Et une purée de potiron et de petits poids. Le curcubitacé en tout petits morceaux et les petits poids sont cuits dans très peu d’eau. Passer au mixer avec le minimum de liquide. On épaissit sur feu doux avec un jaune d’œuf. Une noix de beurre, sel, poivre et persil haché très finement.

Par Vincent Espagne - Publié dans : Culinarium - Communauté : ABC-CUISINE
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Dimanche 18 décembre 2005 7 18 /12 /2005 16:38

Après le spectacle au grand stade de France, (une daube prétentieuse en hommage à Jules Verne !), je propose à L. de l’accompagner jusqu’à chez D. qui l’héberge, mais qui n’est pas là. En deux minutes, cela ressemble à un vaudeville de tapioles ! Pitch : L n°2, l’ex le plus frais de L. croyant bien faire, il en rajoute une couche et présente L n°2 à D. Entre ces deux là, les atomes sont plus que crochus ! Mais L n°2 s’inquiète : que fait son ex avec un inconnu dans l’appartement de D. L tente de le rassurer « c’est un ami de D. ». Entre les silences et les redites, une demi-heure. Une fois le téléphone reposé, je tente une conversation. De part et d’autre, les cœurs se serrent et les gorges se nouent. D. m’appelle… L n°2 vient de prévenir D. que je suis chez lui. Et D. de me confier son désarroi, pour ne pas dire sa méfiance. Entre L. et moi, pas la peine d’insister. Il me raccompagne jusqu’à l’arrêt du tramway. D. me rappelle, c’est pire que ce que je pensais ! Le puzzle de L. continue à se constituer, fait de ses non-dits, de ses mensonges à ses proches et à lui-même, de ses plongées brutales dans l’angoisse. Les rares sourires de L. ne sont que de convenance. (Fin du pitch). Dans le tramway, j’ai les larmes aux yeux. Sa souffrance est contagieuse et ni D., ni L n°2, ni moi-même ne savons que faire, éloignées les uns des autres. Nous devons nous préserver et ne rien faire est insupportable. Autour de L, trois hommes attentif à ce petit homme blessé, pleins d’un mélange de compassion et de tendresse, pimentée d’une méfiance grandissante (c’est pratique !), tentant tout ce qui nous est possible de faire, l’écouter (surtout ses silences),  lui dire des choses simples mais pleines de bon sens et se demandant de plus en plus ce que L. nous réserve !

 

 

 

J’ai suggéré à L, du bout des lèvres, à deux reprises, l’éventualité d’aller voir un psychothérapeute. J’ai dit, fortement, que si j’en avais après lui, ce n’était pas pour son cul (qu’il a, certes, fort joli), que si cela avait été le cas, je m’y serais pris autrement. J’en suis passé par tous les stades, la fermeté et l’autorité, l’attention la plus extrême, la tendresse, de simples interrogations… l’attente qu’il me tende un fil, pour l’aider à dénouer cette pelote si serrée, si pleine de nœuds. La charge est tellement lourde. A la différence du vaudeville, il n’y a pas de morale ! Ma colère va grandissante.

D. au téléphone le lendemain pour me dire : « L. ne veut pas te voir. L. n’entend pas. L. ne veut que de l’amour avec un grand A (+ un petit boulot !)… ». De l’amour, ni D., ni moi-même, sommes disponibles. Nous n’avons que de l’affection à lui proposer (de celle que l’on porte communément à un petit frère). L. a besoin d’un cadre, celui de ses parents sûrement, celui d’amis sincères et stables. L. s’est libéré d’une institution qu’il a jugé trop contraignante. Qui peut prendre en charge ce petit homme blessé ?

 

 

 

 

 

 

 

Par Vincent Espagne - Publié dans : Quelques rencontres...
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Samedi 17 décembre 2005 6 17 /12 /2005 16:00

Ceci n'est pas une expérience scientifique, mais en répondant de -5 (je rejette, j'en ai peur, je m'en méfie, je ne comprend pas, ceci m'est indifférent) à +5 (j'accepte, je subis, j'échange, je construit) pour chacun des champs de l'autre (son inconscient, sa peau, son paraître, sa famille, sa bande, son quartier, son territoire, ses usages... l'Europe, le Monde),  on peut dresser la carte du dregré d'acceptation, d'assimilation ou au contraire de rejet...

Ce qui m'intéresse, c'est ce qui se passe quant mes champs se croisent à celui de l'autre, quant ceux du groupe se croisent à ceux d'un autre groupe...

Commentaires et contributions sont les bienvenus !

Par Vincent Espagne - Publié dans : Productions
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Vendredi 16 décembre 2005 5 16 /12 /2005 21:18

Encore un crétin, celui qui déclarait, à propos d’une proposition (de députés de l'UMP !) d’une taxe de 1 centime d’euro sur les vêtements neufs et reversée aux associations qui œuvrent pour l’insertion des personnes les plus démunies, ce monsieur déclare : « Comme toutes les taxes, celle-ci va augmenter d’année en année sans régler le problème. Pourquoi ne pas plutôt favoriser le mécénat qui donne d’excellents résultats ? De surcroît, ce projet va fonctionnariser la réinsertion. » (in Libération du 15 décembre 2005)

En fait ce monsieur ne supporte pas l’idée qu’1 centime échappe aux actionnaires des sociétés dont il est le porte parole. La différence entre une taxe et le mécénat réside dans le fait que ce dernier est soumis au bon vouloir des patrons. Le crétin du jour refuse d’admettre que c’est précisément le rôle de l’Etat de prévoir les procédures d’insertion. Il préfère les emplois précaires avec des salaires de misère, les ateliers clandestins, les usines en Extrême-Orient où les femmes sont enchaînées à leur machine. Il ne conçoit pas la solidarité comme une obligation. Il devrait lire la lettre que des élèves d’un lycée professionnel de Colombes viennent d’adresser au président de la République (Libération du même jour). Non, ce n'est pas un crétin (un vrai), c’est un vampire ! Est-il digne de la citoyenneté ?

 

 

 

 

Par Vincent Espagne - Publié dans : Humeurs
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Vendredi 16 décembre 2005 5 16 /12 /2005 21:15

Quant Ch. Tricoit, me propose le projet début 2004, je frétille de bonheur (qu’elle en soit ici remerciée). C’est peut-être la plus jolie collaboration de ma carrière. Un projet totalement dégagé de velléités mercantiles, un projet de citoyenneté active, intergénérationnel. Un projet qui doit mobiliser beaucoup de monde et faire boule de neige. Un projet qui milite pour l’émergence de la citoyenneté européenne. Dès nos premiers échanges, nous dégageons un thème : frontière(s). Celles-ci sont trop nombreuses, certaines sont indispensables, mais beaucoup sont absurdes. Comptons en frontières, les géographiques et les politiques, celles des quartiers, des communes, des départements, des régions, celles des langues et des usages, celles des milieux, le familial, la bande, le clan, l’entreprise, les frontières naturelles, la peau, les muqueuses, les mers et les océans, les frontières indispensables qui garantissent l’intégrité de la personne celles de l’inconscient et de l’intimité… ; la frontière entre la réalité et le virtuel ; les frontières étanches, celles qui ne le sont pas, les frontières imposées, les murs de la prison, ceux de l’asile, les murailles érigées et les barbelés installés ici et là - ceux de Palestine sont une ignominie…

Dans le même temps, nous faisons le constat d’une dépression sociale grandissante, particulièrement dans la jeune génération (les évènements de novembre dernier dans les quartiers en était une expression violente parce que radicale), nos rencontres avec des jeunes en errance sont de plus en plus nombreuses ; des garçons et filles sans vraiment de repères (voir ci-dessous « L. en pleine détresse »), demandeurs et blasés à la fois, qui prennent l’incertitude de leur devenir en pleine gueule avec pour préparation des discours lénifiants, prônant la compétitivité et la performance comme objectifs ultimes. Une société qui n’offre rien à sa jeunesse est une société en pleine décadence ! Et construire l’Europe dans un tel contexte est un formidable gâchis, avec son lot de laissés pour compte et dans une formidable gabegie !

Que pouvons-nous faire à notre modeste niveau, celui d’une association ? Sinon ouvrir un espace de dialogue et de création. Pendant l’année scolaire 2004/2005, des collégiens de Seine-Saint-Denis et de Hambourg en Allemagne ont participé à des ateliers d’écritures et d’arts plastiques. Les jeunes étaient invités à contribuer à la réalisation d’un n° dédié au projet de la revue. Rien de tel pour l’émancipation que de voir son travail aboutir en objets rendus publics : un livre et un site Internet. Ce projet continue et élargit ses échanges de savoirs, ses initiations aux techniques de communication, traditionnelles et numériques, son aboutissement en ouvrage collectif mêlant les travaux d’adolescents et d’adultes avec une préoccupation majeure : les frontières font peur, il y en a trop ! C’est ensemble que nous pouvons les abattre et construire une Europe des solidarités.

http://paysage-europeen.passagedencres.org

 

 

 

 

Par Vincent Espagne - Publié dans : Productions
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Jeudi 15 décembre 2005 4 15 /12 /2005 14:42

« Clôtures » (in Parenchymes - voir ci-dessous) : Visibles ou immatérielles : frontières, territoires, barbelés ou simples interdits, de ce côté-ci c’est la vie, de l’autre la mort… à moins que ce ne soit le contraire

 

Par Vincent Espagne - Publié dans : Productions
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Jeudi 15 décembre 2005 4 15 /12 /2005 14:41

« Carnet du jour » (in Parenchymes, voir ci-dessous) : Du danger des réseaux, que les circonstances peuvent transformer en pièges impitoyables. Renée-Stéphanie de B. veuve.

 

Par Vincent Espagne - Publié dans : Productions
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Jeudi 15 décembre 2005 4 15 /12 /2005 14:27

Jusqu’à ce jour de juin 2005, je n’avais publié que des textes dans des revues militantes. Depuis : Parenchymes aux Editions Passage d’encres. http://www.passagedencres.org

 Mes images et des textes de mon oncle, Jacques Espagne.Ce titre* n'est peut-être pas exactement approprié aux choses dessinées, peintes, collées et écrites qu'il introduit, lesquelles auraient tout aussi bien pu s'appeler "Fragments", "Collages" ou encore "Patchworks", mais également "Labyrinthes", "Trames" ou "Réseaux". Mais il ne s'agit somme toute que d'un titre, et le rôle d'un titre est plus d'éveiller la curiosité du lecteur que de résumer les quelques dizaines de pages qu'il introduit. D'autant qu'ici le problème est double, puisqu'il doit (le titre) annoncer en même temps des œuvres graphiques originales et les éléments de récits qu'elles ont inspirés et qui doivent leur servir de contrepoint, de contre–chant, le tout assemblé, imbriqué pour constituer un seul ouvrage dans lequel le lecteur va devoir déambuler comme en un labyrinthe, passant du trait à la phrase, de la tache au mot, de la composition au chapitre et inversement. Souhaitons-lui une bonne promenade.

 

* Parenchyme : n. m – 1546 : parenkhuma

1 : anatomie.Tissu d’un organe, d’une glande, qui assure son fonctionnement (par opposition au tissu conjonctif de soutien). Parenchyme hépatique, pulmonaire, rénal.

2 : botanique (1675). Tissue cellulaire spongieux et mou des feuilles, des jeunes tiges, de l’écorce, des racines. Parenchyme vert : à la fonction chlorophyllienne.

 

Par Vincent Espagne - Publié dans : Productions
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