… à partir des images de mon amie photographe Sylvie Biscioni. Un crapaud de taille honorable a pris ses quartiers sur la terrasse devant ma chambre. J’ai failli marcher dessus. Sauvé de mon 45 gauche, il est aussitôt baptisé : Arthur, et j’ai résisté fortement à la tentation de lui rouler une pelle !
Collection de marteaux et bibliothèque, synthèse exacte de l’ambiance dans la maison...
La saison est définitivement pourrie ! Personne n’aura eu à souffrir de grosses chaleurs, mais tout de même ! D’où quelques exceptionnelles séances de confitures, pendant qu’un vent perfide tente d’entrer dans la maison. Dans l’ordre : fraise cerise ananas (en juin) – pêche brunion abricot – melon citron orange canelle – pêche vanille. C’est cette dernière que je préfère et décide de récidiver tout à l’heure avec une cagette de pêches blanches trouvée sur le marché. Bientôt les prunes : reines Claude, quetsche, mirabelles. Puis viendront les rosacées : poires, coings et pommes dont on fera gelées et aspics.
Melon citron orange : dix à douze petits melons (les choisir pas trop mûrs), deux oranges et deux citrons non traités, une bonne canelle en poudre. Les melons, une fois débités en morceaux de l’épaisseur de deux doigts, sont pesés puis placés dans la bassine à confiture (je préfère l’aluminium au cuivre) et couverts de leur poids en sucre. On arrose le tout du jus des quatres agrumes précités dont on garde les écorces. Toutes opérations à faire à la fraiche puisque la préparation va mariner toute la nuit (plus les melons sont mûrs, plus le jus va être abondant et la réduction longue). Au matin suivant, exraire à l’écumoire les morceaux de melons pour porter à ébulition le jus dans lequel on aura précipité les écorces débarrassées de leur peau blanche intérieure et finement émincées. Baisser le feu jusqu’à ce que le jus frémisse et laisser réduire ainsi sur la chaleur pendant une petite heure. A ce stade, on replace les melons par petites quantités pour ne pas faire chuter la température, le frémissement devant être constant. Canelle en poudre par toute petite dose jusqu’à l’obtention de sa saveur subtilement mêlée à celle du melon. Toute marmelade doit être remuée régulièrement pendant sa cuisson à l’aide d’une cuillère en bois. On goûte sur le dos de la cuillère en ayant patienté quelques secondes, la brûlure de la langue altérant le test de saveur. Après, une nouvelle petite heure, la confiture est prête à être empotée avec tout le cérémonial de rigueur : les pots et les couvertes auront été lavés à eau très chaude puis bien essuyés. On y verse d’abord à la cuillère le sirop, puis les fruits. Remplir jusqu’à 2 mm du bord. Essuyer à l’éponde humide ce bord. Fermer à fond (il s’agit de pots récupérés et donc à couvercle vissés) et renverser aussitôt le pot en le rangeant sagement pour qu’il repose ainsi, la tête en bas avec ces congénères, jusqu’au complet refroidissement.Croisé une famille bessebège sur la route. Monsieur, Madame, leur fils et un autre jeune homme, n’ayant pas l’air du frangin mais plutôt du copain. Le premier garçon marche au côté des parents, le second à une dizaine de mètres derrière, l’air accablé. Au moment où je le croise, nous échangeons un sourire qui me surprend. 20 minutes après, faisant le chemin inverse, j’aperçois les silhouettes des deux jeunes gens, marchant nonchalament sur la petite route qui grimpe… main dans la main ! Je les dépasse et le copain m’adresse rapidement un deuxième sourire, cette fois plus discret. Deux cent mètres en amont, la mère penchée sur le talus observant peut-être une de ses nombreuses structures en forme d’entonnoir que les araignées installent entre les ronces, les genêts et les chardons bleus. Enfin, encore un demi kilomètre plus haut : le père. L’homme marche d’un pas vif. Il a l’air plus soucieux qu’ayant plaisir à la promenade ; énérvé même ! Cette ballade familiale prend la tournure d’une bérézina. Ce quinqua ordinaire, aurait-il réalisé (enfin) que sont fils est PD ? Et c’est toutes ses vacances qui sont alors une catastrophe ! Le fils doit jubiler et c’est tant mieux !
... cela donne ca : "Autoportrait au rideau"
Petit décor intérieur...
Fin de journée de maçonnerie ...
A la demande de quelques uns des Matuvus*, voilà ma tronche de tordu.
* Petit chat de tapioles plutôt sympathique(s) : http://www.matuvucam.com/ . C'est un objet rare dans la toile francophone !