Merci aux uns et aux autres de m'avoir admis dans quelques communautés. Ici donc, les artistes. J'ai aussi tenté une communauté gay et une de cuisinier(e)s. Reste la politique, là c'est beaucoup
plus compliqué !
Allez une petite image, dédicacée à Chuipala, auteur du joli http://pasapart.over-blog.com/
Peut-être à associer avec mes "Parenchymes".
Par Vespa
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Je viens de lire ceci sur le site http://www.tjenbered.fr/. Cela m'est absolument insupportable
!
Peu avant les fêtes de fin d'année, Tjenbé Rèd attirait l'attention des familles vivant en France, qu'elles soient par exemple originaires de France
ultramarine ou d'Afrique subsaharienne, sur celles et ceux de leurs enfants qui ne partageraient pas leur bonheur durant ces fêtes. «Combien de personnes», demandions-nous,
«ne seront pas les bienvenues parce qu'elles vivent avec le VIH/sida ou parce qu'elles sont LGBT (lesbiennes, gaies, bi & trans) ?
Combien ont dû, pour les mêmes raisons, quitter leur terre de naissance [...] avec tout ce que cela implique d'arrachement et de choc culturel ? Combien n'ont pas vu d'autre solution que de
mettre fin à leurs jours pour échapper à l'opprobre de leurs proches ?»
Nous n'aurions pas voulu si bien voir. C'est en effet un singulier message de bonne année que Tjenbé Rèd a
reçu sur son répondeur téléphonique dans la nuit de samedi à dimanche : «Oui... bah, c'est Nabil [le prénom a été modifié]... Voilà, j'ai pris des comprimés de...
d'antidépresseurs... et puis... et puis voilà. J'attends qu'ils fassent effet. Je vais me planquer quelque part. Je veux pas qu'on m'aide. J'en ai marre, j'en peux plus. C'est bon. Je croyais pas
que j'étais capable ! Je voulais que tout le monde... Pour toute ma famille ! Pour leur... Pour... Ben... T'auras peut-être le message un jour. J'espère que ça va marcher ! J'en
peux plus ! J'espère que ça va marcher.»
Nabil est un jeune homme originaire d'Afrique subsaharienne, résidant en France pour ses études depuis quelques années. Sa famille vient de lui couper les vivres parce qu'elle a appris qu'il
était homosexuel. Conséquences : non seulement il n'a plus de logement, non seulement il n'est plus en mesure de payer ses études (qui sont de ce fait interrompues), mais encore son droit au
séjour est remis en question (puisqu'il n'est plus étudiant).
Or, Nabil ne peut en aucun cas envisager de rentrer au pays, où sa famille lui a clairement fait comprendre qu'elle préserverait l'honneur familial «by any means necessary». Il n'avait
jamais ressenti le besoin de demander la nationalité française (puisqu'il bénéficiait d'un visa au titre de ses études et n'avait pas de problème majeur avec son pays ou avec sa famille). Il peut
difficilement la demander maintenant que son droit au séjour est remis en cause, et il ne semble pas plus pouvoir demander l'asile politique (puisqu'il ne l'a pas fait dès son entrée sur le
territoire national, alors qu'il n'avait pas prévu qu'il allait se retrouver menacé de mort par sa propre famille dans son propre pays).
Face à cette situation des plus précaires (plus de domicile fixe, menace d'une expulsion qui serait une véritable peine de mort par procuration, études stoppées net, impossibilité de travailler
en l'absence d'un titre de séjour l'y autorisant), Nabil n'a pas vu d'autre choix que de «prendre des comprimés» - en se tailladant, de surcroît, les veines. Il a survécu à cette
tentative de suicide mais les facteurs qui l'y ont conduit demeurent.
Il nous semble indispensable que la France, patrie des droits de l'homme, garantisse à Nabil un droit au séjour et au travail qui, dans son cas, est un droit à la vie. C'est pourquoi nous
souhaitons être reçus sans délai par Monsieur Brice Hortefeux, ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement. Le 23 août dernier, son directeur de
cabinet, Monsieur Thierry Coudert, nous assurait par écrit que «les risques de persécutions encourus dans le pays d'origine à raison
de l'orientation sexuelle figurent bien évidemment [...] parmi les motifs susceptibles d'ouvrir droit au bénéfice du statut de réfugié»
De telles assurances allaient dans le sens des
engagements pris en la matière par le président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy. Il convient de les mettre en oeuvre.
Sans commentaires. Celles et ceux qui me connaissent comprendront !
Par Vespa
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Nouvelle étape : Internet est installé à la maison. Nous l'attendions depuis... 6 mois ! Je vais enfin pouvoir alimenter mon blog plus régulièrement et surfer sur ceux des autres.
Délicieux exercice pour satisfaire ses fibres, voyeuriste, curieuse, gourmande... Du coup, je m'inscris (prudement, modestement) dans des "communautés". Commençons par la cuisine, ma prose
bloguesque étant importante en la matière et mon temps passé derrière les fourneaux non négligeable. Surtout en cette période. Peut-être un jour la maison ouverte en table d'hôte !
Les ateliers culinaires alternent avec les séances de coupe de bois dans la châtaigneraie. Et on y trouve ce genre de chose. La couleur,
indique-t-elle que c'est parfaitement incommestible ?
Par Vespa
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Dix jours de cuisine permettent forcément quelques trouvailles ! Mon must de la saison, un dessert est venu ainsi. 5 kilos de
bergamottes sont destinés à une marmelade réalisée en 4 étapes. Les morceaux de fruit ont trempé 24 heures dans l'eau. L'ensemble est porté à
ébullition, puis cuit à feu doux jusqu'à ce que la peau des fruits soit tendre. On retire du feu pour laisser refroidir quelque peu. 5 kilos de sucre vont rejoindre cette compote pour mariner encore 24 heures. Nouvelle cuisson, comme n'importe quelle confiture, jusqu'à ce que le sirop, en refroidissant,
nappe la cuillère.
Revenons en au dessert. J'ai prélevé un peu de cette compote avant la deuxième cuisson. Dans chaque coupe à glace : 3 litchis épluchés et
dénoyautés, un petit trait d'eau de fleur d'oranger, deux boules d'une bonne glace à la vanille, deux
cuillères à soupe de compote de bergamotte, un bon trait d'Armagnac. La bergamotte est plus amère que
l'orange. En trouver, de plus exempte de traitement, n'est pas chose facile. On peut faire la compote avec quelques oranges non traitées.
Un truc épatant pour finir un repas de fête : le détournement de profiteroles. Trois parfums de glace ou sorbet vont
fourrer les choux. La sauce au chocolat est remplacé par une substance glissante, en accord avec le parfum des glaces + un "décor" relevant l'ensemble. Cette année j'ai fait : sorbets
de pamplemousse, de fruit de la passion et ananas dans les choux. Les figues confites de Mr Ayad sont disposés sur les choux dressés sur le plat de service. Le décor : des
pistaches (non salées !) sont concassées, puis, avant le service du dessert, dorées dans un peu de beurre, lègerment caramélisé au radapura (un sucre très roux). Ajouter
quelques gouttes de vanille, une petite pincée de cardamone puis le sirop qui accompagnait les figues.
Dans cette sauce exquise, mélanger au dessus du feu un hachis d'agrumes confits : cédrat, mandarine, orange, citron... puis napper les choux et les figues.
Le détournement se réalise une demi-heure avant de passer à table. Le dessert est placé au congélateur, mais les choux eux, ne doivent pas avoir congelé. La sauce et le décor doivent être chaud
est disposé juste avant le service.
Autre mélange, plus classique et très riche : glaces au marron, à la praline, vanille-rhum-raisin. La sauce : un caramel liquide, enrobant des fruits secs concassés (amandes, noix,
noisettes), flamber au rhum.
Celles et ceux qui veulent savoir ce que j'ai comis avant ces délicatesses n'ont qu'à le demander !
Par Vincent Espagne
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Vendredi 28 décembre 2007
Pour satisfaire la curiosité de certain(e)s... quelques précisions sur l'exposition "La Lumière" que Maxime organise à Marseille avec ses amis de Back-Stage, évènement inscrit dans le cadre du Trophé des Lumières.
à gauche : Le feu de Laurent Perbos à droite : des Cafards de Pierre-Gilles Chaussonnet.
Les Planchas de Géraldine Campens
Un prototype de Julien Espagne
Le Baby-Foot des Allumés de l'Ampoule
Pour ma part, j'ai réalisé deux Fétiches :
Jusqu'au 28 février - 97, bd Notre-Dame 13006 Marseille
Par Vincent Espagne
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Mercredi 12 décembre 2007
LA LUMIERE
Backstage
du 13 décembre 2007 au 28 février 2008
97, bd Notre-Dame - 13006 Marseille
avec : Les Allumés de l'Ampoule - Géraldine CAMPENS
Pierre-Gilles CHAUSSONNET - Julien ESPAGNE -
Vincent ESPAGNE - Les Fourmies Bleues - Laurent PERBOS
Par Vincent Espagne
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(Pour finir de convaincre certains à séjourner quelques temps par ici – M et K se reconnaitront !)
Autre atelier de confiture avec un truc rare : le raisiné
Repérer quelques vignes vendangées mais disposant de quelques petites grappes de raisin noir : grenache ou muscat. Procéder donc à la grapille pour en ramener à la cuisine
quelques kilos. Laver le raisin et l’égrener dans une bassine à confiture. A feu doux, porter à ébullition. Les raisins vont éclater et libérer leur jus. On passe cette préparation au
presse-légume pour obtenir une purée trés fluide. Les pépins et les peaux retournent dans la bassine avec un peu d’eau pour les porter à nouveau à ébullition et les repasser ensuite dans le
presse-purée. Cette opération permet l’extraction de la pectine et du tanin : la pectine pour faire prendre le raisiné, le tanin pour une légère, mais agréable, amertume. Peser la purée pour
y ajouter 100 g de sucre par kilo de purée et le jus d’un demi citron pour deux kilos. Remettre sur un feu très doux et remuer régulièrement à la cuillère en bois, jusqu’à obtenir une purée toute
aussi onctueuse mais un plus ferme. La réduction par cuisson doit être lente. Le raisiné est prêt quant il ne goutte plus de la cuillère et se solidifie en refroidissant. Mettre en pots, après
avoir (comme d’hab) laver ceux-ci à l’eau bien chaude et bien essuyer. Remplir les pots à 2 mm du bord, les fermer et les disposer la tête en bas jusqu’au complet refroidissement.
Puis une confiture de prunes au Riesling
On peut mélanger quetches, reine-claudes, mirabelles… Sortir les noyaux et couper les fruits en morceaux grossiers. Les disposer dans la bassine à confiture. Ajouter 750 g
de sucre pour 1 kilo de fruits dénoyautés. Arroser abondamment de Riesling (1/2 demi bouteille de vin pour 1,5 kl de fruit). Cuire sur un feu très doux en remuant régulièrement jusqu’à ce que la
confiture nappe le dos de la cuillère. On prélève régulièrement l’écume sur le dessus. Mettre en pots. Sur une tranche de pain légèrement toastée et très efficace en accompagnement d’un
gibier.
Prochain atelier, une tuerie melon d'Espagne, grenade, grenadille et orange !
Par Vincent Espagne
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