Une ferme grasse dans un village improbable. Un dimanche de décembre, fin du repas de famille. Le Saint-Honoré que Mamie a rapporté après la messe est devant le père qui s’apprête à le servir. C’est le moment que Marc choisi pour dire « Et alors ! Moi aussi je suis pédé ». Rapport à la sortie du père la veille devant « On n’est pas couché ». Ruquier et Stevee jouaient les dindes. Comme d’hab, pensait Marc. Le père : « A ton avis Marc, lequel des deux a sucé l’autre ? »
Le père lève les yeux, la pelle à gâteau en suspend au dessus de la table. Sa face se met à rougir. Fixant la chantilly qui vacille, les yeux exorbités, il s’écroule ; le visage écrasant le dessert. Mort.
Le fils ainé se lève et, en deux pas, attrape la carabine sur le râtelier au dessus de la cheminée ; se retourne et tire. Marc est assis à gauche de sa grand-mère. Celle-ci s’écroule à son tour. Sur son petit-fils, la poitrine déchirée par la balle. Poussant la morte sous la table, renversant sa chaise, se prenant les pieds dans le chien qui, au coup de feu, s’est mis à aboyer, Marc se précipite dehors. Sa mère, sa sœur, sa future belle sœur, son frère sont pétrifiés.
Il fait un froid de canard. Une vache se prononce dans l’immense étable attenante à la maison. Marc se retourne et s’attend à voir surgir un membre de sa famille. Le frère peut-être qui aura juste pris le temps de recharger le fusil.
Rien ne se passe. Il se les pèle, en chemise, le tissu collé à la peau par le sang figé de grand-mère.
Il entend du bruit dans l’appentis ou ronronne la chaudière au fuel. Hébété, il s’y dirige, ouvre la porte et trouve son frère, couvert de mazout. Le bouchon de la cuve est au sol et celle-ci se vide dans la pièce à gros bouillons. Le frère fixe Marc droit dans les yeux, lui présente le briquet qu’il avait à la main et l’approche de son pull - celui-là même que la pétasse qui va finir par lui servir de belle-sœur lui avait offert l’année dernière, pense Marc. Il recule de dix pas dans la cour, glisse et tombe, assis dans une énorme bouse fraiche. « Joyeux Noël » pense tout haut le jeune homme à l’adresse de sa famille, et de la terre entière.
Entre noël et le jour de l'an, un des pompiers (le plus jeune évidement) qui avait transporté Marc, brûlé au deuxième degré après l'explosion, lui rend visite à l'hôpital. Avant Pâques, ils sont pacsés.
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(alias Miguel Orlando Collins), artiste jamaïcain, raciste et homophobe (comme ses « frères » Buju Banton et Admiral T), commençait sa tournée en France en se produisant à Montreuil (93) mercredi 14 mai et Dominique Voynet s’est contenté de le « regretter » par voix d’un communiqué !
Alertées par l’association Tjembé Red, des associations LGBT ont adressé une lettre ouverte aux maires, aux préfets et aux responsables des salles qui accueillent ce triste personnage.
Les concerts de Villeurbanne et de Mulhouse sont d’or et déjà annulés. Restent deux dates : le 31 mai au Havana-Café de Ramonville (Toulouse) et le 1er juin au Rockstore de Montpellier. Propos de l’individu : « A l'attaque, brûle ces mecs-là qui enculent des mecs, butte ces pédés, mon gros flingue va tirer » ; « Boum, boum, ces pédés, faut les butter». Qu’un tel homme se produise en public avec l’assentiment de responsables associatifs et culturels et l’ignorance d’élus, est insupportable.
Désigné en Allemagne « chanteur de la haine », où il devrait se produire à Dortmund et Stuttgart dans les prochains jours, il fait l’objet d’une inscription au fichier Shengen. Le gouvernement est interpellé par les associations LGBT et un député vert.
En 2005, Sizzla avait déjà été interdit de scène lors de ses tournées en Grande-Bretagne et en France et après une forte mobilisation associative. L’artiste s’était engagé dans un « Reggae Compassionate act » à ne plus tenir de tels propos sur scène. Engagement qu’il a rompu dès juin 2007 à Berlin. Pire, des spectateurs témoignent qu’il laisse le public le faire à sa place en leur tendant le micro (et les cd restent dans les bacs !).
Nous attendons, d’une part, que les autorités de Toulouse et de Haute-Garonne, de Montpellier et de l’Hérault décident des mesures qui s’imposent et que l’inscription au fichier de Shengen soit suivi d’effet, ici comme dans tout l’espace européen ; d’autre part, que les FNAC, Virgin… cessent la diffusion des billets et retirent de la vente les albums de Sizzla.
« (…) Le désir est vraiment une chose étrange, un coup de fouet soudain en plein milieu d’une matinée terne, qui t’enveloppe dans ses filets et te réduit – ou te grandit, va savoir – en pur instinct et en pur nécessité, annihilant en toi tout ce qu’il y a de faux et de personnel. Pour cela, il est préférable que le désir se rattache à un nom propre : le nom propre donne au désir un sol pour recouvrir ses abîmes et un toit pour refouler ses intempéries. »
Une mobilisation citoyenne et urgente : l'exigence d'un référendum pour le Traité constitutionnel européen. Celui que nous avions rejeté et que le locataire de l'Elysée va nous imposer de la
manière la plus perfide : sans nous consulter. Manière pour lui de dire :
"Vous êtes des millions à refuser l'Europe libérale, allez vous faire f... !"
Deux initiatives aux quelles je souscris et invite à souscrire
http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/
et
http://www.29mai.eu/
Cette dernière, plus inhabituelle que les pétitions, interpellations et autres manifestations (A Paris le 2 février, à Versailles le 4), et peut être efficace si nous sommes très nombreux. Nous,
citoyennes et citoyens européen, allons faire valoir notre droit le plus élémentaire devant l'instance européenne ad hoc !"
Un petit effort : lire la procédure, imprimer les 20 pages, signer, envoyer en courrier simple au greffier de la CEDH - tout est dans le site.
Ne pas s'abstenir de lire la plainte... c'est rébarbatif, mais très instructif !